DÉMATÉRIALISATION

  • MERCREDI 13 ET JEUDI 14 MARS
  • 16.00 - 20.00 h
  • Dispensé par : Nicolas Floc’h

Les questions relatives aux matériaux et, par extension, à l’immatériel sont au cœur du processus de création. Les artistes sont des citoyens, faisant partie du monde et de son évolution. La face invisible du monde devient de plus en plus présente alors que les matières se dotent d’un sens nouveau, allant au-delà de leur existence physique immédiate.

Un objet en plastique évoque sa dissémination dans l’océan ou sur le sol, un morceau de bois qui capte du CO² paraît beaucoup plus positif… Les matériaux peuvent être naturels, chimiques, transformés ; chacun charrie sa propre histoire, c’est pourquoi les sculpteurs ou plasticiens cherchent à mettre en valeur leur réalité. C’est pourquoi il semble parfois tout aussi important de ne pas faire une pièce que de la faire ; disons que la matérialité permet d’interroger le besoin de construction physique et amène la question : que construisons-nous et pourquoi ? Comment le faisons-nous et que choisissons-nous ? En ce sens, il sera proposé à chacun, dans cet atelier, de penser à différents processus et de s’approprier l’une ou plusieurs de ces propositions :

  1. Origine, existence et disparition du matériau.
  2. Penser des propositions qui fonctionnent en cycle (au lieu de recycler).
  3. Temporalité du matériau.
  4. En ce qui concerne le design, l’importance aujourd’hui de « dé-concevoir » ou de travailler à un design de comportements plutôt que d’objets.
  5. Matériel/immatériel.
  6. Visible/invisible.
  7. « L’atelier des désirs » (projets El Gran Trueque, 2008, 2009, 2015) et protocoles de création transmissibles.
  • Atelier gratuit. Inscription préalable requise. Complet.
  • Mercredi 13 et jeudi 14 mars, 16 h – 20 h
  • Langues : espagnol et français
  • Nombre de participants : 15

Bio

Nicholas Floc’h
Photographe et plasticien, ses installations, photographies, films, sculptures ou encore performances questionnent une époque de transition, où les flux, la disparition et la régénération tiennent une place essentielle. Ses projets sont souvent liés à des constats sociétaux, environnementaux et économiques, à des processus productifs pour lesquels il imagine de possibles évolutions.

À partir de projets au long cours, nourris d’expériences, de recherches scientifiques et de rencontres, naissent des œuvres ouvertes, ancrées dans le réel, où les processus évolutifs tiennent la première place.